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Témoignages

Dans cette page, nous vous invitons à lire les écrits de participants qui ont été portés à notre attention et à qui nous avons demandé et obtenu la permission de les reproduire sur cette page.  Nous les en remercions et vous invitons à nous envoyer vos propres témoignages ou ceux d’amis qui ont vécu l’expérience du 15 km des Pichous.

Une journée au Saguenay pour la

Course des Pichous 


Collaboration spéciale d’Isabelle Poirier pour la 146e édition du journal Courir à Montréal.

 

Cette 44e édition du 15 km des Pichous s’est déroulée sous un beau soleil avec un -9 degrés Celsius et un vent de 25 km/h.

 

Contrairement à plusieurs courses, le parcours ne nous fait pas tourner en rond aux Pichous: le départ est donné aux Galeries de Jonquière et l’arrivée se fait dans la zone portuaire de Chicoutimi. Pour se rendre au lieu de départ, des navettes sont organisées à partir de Chicoutimi. Un stationnement tout près de l’arrivée est mis à notre disposition et pas de problème pour trouver une place. Benoit et moi attrapons donc la dernière navette, heureusement elle est en avance, donc nous n’aurons pas besoin d’attendre dehors au froid. Le trajet en autobus vers le point de départ nous permet de prendre connaissance du parcours en sens inverse. Nous savons donc à quoi nous attendre avant même la course. Ce qui retient notre attention, c’est que ça va descendre en grand. En effet, ce parcours part à une altitude d’environ 140 mètres pour finir au bord du Saguenay à une altitude d’environ 2 mètres.

 

À notre arrivée à Jonquière, nous récupérons rapidement nos dossards, petite visite habituelle aux toilettes, longue file d’attente aussi habituelle dans les cas des dames. Un petit truc pour l’année prochaine, traversez au centre commercial situé en face. Les coureurs se réchauffent avant la course. Bonne nouvelle, nous aurons le vent dans le dos, et c’est une chance, car il est plutôt glacial. Il y a beaucoup d’énergie dans l’air et les coureurs sont impatients que le départ soit donné. Les organisateurs nous invitent à prendre place sur la ligne de départ, j’embrasse Benoit qui se dirige vers la tête du peloton et moi, je me dirige vers la queue de celui-ci. On se revoit dans 14 km pour moi et 16 km pour lui...

 

La foule s’entasse à la ligne de départ, le coup de feu est donné et c’est parti pour 15 kilomètres. Pendant le premier kilomètre, j’essaie de trouver un rythme confortable. Les 2e et 3e kilomètres sont un peu plus difficiles, car nous avons changé de direction et nous luttons maintenant contre ce vent glacial. Les kilomètres 4 à 8 se déroulent beaucoup mieux, le vent dans le dos, petite descente et beaucoup de gens sont sur le bord de la route à nous encourager malgré le froid. Une fois l’usine de Jonquière passée, après le 8e kilomètre, il faut apprécier la magnifique vue qui s’offre à nous. La rivière Saguenay avec en arrière-plan les monts Valin. Nous avons 2 kilomètres pour l’apprécier, car c’est ici que nous commençons à descendre la fameuse côte St-Jean-Eudes. Ça descend, ça descend et ça descend encore! J’arrive en bas encore pleine d’énergie, il reste 5 kilomètres et le reste de la course en plutôt plat, quelques petites montées mais le vent me pousse, donc rien pour me décourager.

 

Au 14e kilomètre, j’ai droit à un traitement de faveur, mon conjoint qui termine bien avant moi vient me rejoindre et m’aide à terminer la course en beauté. À l’arrivée, les gens, nombreux, sont entassés et encouragent tous ceux qui passent. Un petit regain d’énergie pour terminer en force. Et voilà une superbe course qui se termine avec un petit bec en prime à l’arrivée.

 

Certains coureurs pensent que la course se termine ici, cependant il n’en est rien. Il faut se rendre au Cégep de Chicoutimi pour profiter des services. Nous y allons donc, car nous devons également récupérer notre sac laissé en consigne à Jonquière et que les bénévoles ont gentiment rapatrié.

 

Des douches sont mises à notre disposition au Cégep et c’est un beau repas chaud, spaghetti sauce à la viande, qui nous attend. Si vous êtes arrivés au Cégep avant 13h45, vous n’avez probablement pas eu d’attente à la cafétéria, cependant pour ceux qui sont arrivés après, il fallait être patient pour savourer son repas. Les organisateurs sont déjà conscients du problème et parions que l’année prochaine la logistique sera améliorée.

 

En résumé, le 15 km des Pichous est une course particulière et, si la température est clémente, c’est une belle descente agréable et très rapide puisqu’une soixantaine de coureurs l'ont terminé en moins d’une heure. Le gagnant de cette édition est M. Christian Mercier de Québec; il a complété le parcours en 47m 58s. La première chez les femmes est Mme Nadia Bolduc de Chicoutimi avec un temps de 55m 12s. C’est plus de 1300 personnes qui étaient inscrites à cet évènement, un record de participation. Félicitations à tous ceux qui ont complété ce parcours.

 

Le parcours n’est pas disponible sur le site de l’évènement, mais si ça vous intéresse, vous pouvez le consulter sur le lien suivant: http://connect.garmin.com/course/3087077


Isabelle Poirier court depuis 6 ans et est avec le Club les Vikings depuis 3 ans.

Sacha Cavelier ENDURANCE SPIRIT

Course des Pichous - Samedi 16 mars 2013 - Jonquière, QC, CAN - 15km - 12eme overall


    Il existe tellement peu de courses de 15km que lorsque l'occasion se présente, on saute dessus. La distance est pourtant très intéressante, à mi-chemin entre le 10km et le demi-marathon. La difficulté de la semaine a donc été de trouver le pace 15km, rebaptisé pour l'occasion "pace pichous". Moi et mon sport partner JP avions initialement décidé de partir à 3'40''/km. Cependant la tâche s'est compliqué quand de nombreux coureurs nous ont conseillé de partir au pace 10km, à cause du parcours légèrement descendant. Après de nombreuses hésitations, nous avons finalement décidé de prendre le pace de 3'35''/km. "Ca passe ou ça casse".

   Située tôt dans l'année, et qui plus est dans le nord du Québec, au Saguenay, cette course est soumise au caprices de la météo. Heureusement, nous avons échappé à la tempête de neige, ce qui n'était pas le cas il y a deux ans. Mais le -23°C le jour de la course ne donnait pas envie de partir courir. Le petit vent dans le dos et le parcours rapide furent deux éléments motivateurs importants.


   Lorsque le départ est donné de Jonquière à midi, les 1400 coureurs partent vite, très vite, trop vite. Avec JP, nous nous laissons un peu emporter par le flot et passons le premier kilomètre en 3'19''. Assez vite, nous rectifions le tir et cherchons l'allure de croisière. Le 3'35''/km semble trop rapide, et c'est plutot à 3'39''/km que nous trouvons nos repères. Nous respectons ce pace à la seconde près pendant un bon moment. Nous sommes très faciles et en plus de ça beaucoup de coureurs autours de nous commencent à souffrir à cause de du départ rapide. En clin d'oeil, nous nous retrouvons au kilomètre 10 en 36'30'', avec l'impression de faire le jogging du dimanche. J'annonce alors à JP que je vais essayer d'accélérer pour finir fort sur les cinq derniers kilomètres. JP veut embarquer, mais se verra contraint à garder le pace initial à cause de crampes d'estomac.


   De mon côté, ce qui devait être au début une simple accélération se transforme en sprint, surmotivé par le fait de rattraper autant de coureurs et par les encouragements du public. Je suis à 3'22''/km sur deux kilomètres, puis diminue un peu le rythme, bien que j'aurais voulu courir jusqu'à la fin comme ça. Le parcours longe la rivière du Saguenay, et malgré le cadre idyllique, j'ai hâte de finir. J'aperçois alors Chicoutimi, mais pas de ligne d'arrivée. J'espère profondément qu'il ne faut pas traverser la ville car je suis à bloc. Heureusement, après un petit virage, la ligne d'arrivée apparait. En voyant le chrono, je me dis que je peux faire un sub 54', mais si j'accélère, je vais vomir, mais si je ne fais pas un sub 54', je vais m'en vouloir toute la semaine, bon, du coup, je sprinte, passe 4'' avant le 54', m'accote sur une barrière, mais finalement ne vomis pas.


   J'ai donc couru en 3'29''/km sur les cinq derniers kilomètres, ce qui est très encourageant. J'ai même décroché une bourse pour avoir finit 2ème chez les hommes 20/29ans, et un personal best de huit minutes. Mais ce qui me trotte dans la tête avec le recul, c'est que 3'39''/km pourrait bien être mon pace demi-marathon., ce qui fait un 21,1km en 1h16'59''. Avant de me fourvoyer au demi-marathon de Montréal le 28  avril, il reste par chance deux 10km pour huiler la mécanique.

 

COURSE DES PICHOUS - 15KM

53'56''

16,687km/h,  3'35''/km

12ème sur 1121 finishers

2ème homme 20-29ans.

DIM 17 MAR 2013